La dépression des athlètes de haut-niveau 

par | 21, Nov, 2023

Le vendredi 29 septembre dernier, le football français s’est retrouvé face à sa propre détresse : le joueur de football professionnel Alexis Beka Beka (22 ans) menaçait de se suicider depuis le viaduc de Magnan sur l’autoroute A8. Finalement, après plus de 3 heures de discussion avec la gendarmerie ainsi que la psychologue du club de l’OGC Nice, le jeune joueur niçois avait fort heureusement décidé de renoncer à passer à l’acte. Malgré tout, cet épisode est révélateur d’un mal-être profond que certains athlètes de haut niveau cachent bien trop souvent. Si l’omerta commence doucement à se briser, la dépression, elle, est bel et bien toujours présente. 

Focus sur les explications de ce phénomène et les potentielles solutions à celui-ci. 

I – Les potentielles explications à ce fléau 

L’athlète de haut-niveau, comme toute autre personne lambda, est confronté au stress de la vie quotidienne. Mais il est peut-être même encore davantage exposé à celui-ci. Parmi les principales causes de stress, on retrouve notamment : la recherche d’un équilibre vie privée / vie sportive, faire face à tous les sacrifices nécessaires pour atteindre et conserver un rythme et une discipline dans le sport de haut niveau. C’est aussi faire face aux enjeux de l’après-carrière, au culte de la performance – requis par les clubs, fédérations, l’entourage, les supporters, les sponsors – mais également l’affront de toutes les demandes et menaces extra-sportives : gestion des réseaux sociaux, gestion de son image en permanence, satisfaire les demandes de ses sponsors ou bien encore de trouver des sponsors afin de pouvoir vivre de sa passion. 

Tout cet agrégat d’éléments impose à l’athlète de supporter une pression incommensurable. 

Revenons brièvement sur toutes les potentielles sources d’anxiété chez l’athlète.

  • La conciliation entre vie privée / vie professionnelle sportive pour trouver son équilibre  

Cet aspect n’est pas spécifique au sportif de haut-niveau mais il se doit d’être évoqué. Un sportif pour être performant a besoin d’être focalisé à 100% sur ses performances. Tout son environnement se doit donc d’être stable et organisé afin que celui-ci n’est plus qu’à penser à son sport. Cela peut être encore plus compliqué pour les sportifs qui sont amenés à changer souvent d’environnement, tels que les footballeurs. Chercher une nouvelle maison, une nouvelle nounou pour leurs enfants, une nouvelle école… Toutes ces « petites choses » extra sportives peuvent déstabiliser un athlète et lui rajouter de la pression. 

L’exemple le plus récent dans le monde du football reste le transfert de Lionel Messi au Paris-Saint-Germain. Messi est un des plus grands footballeurs de tous les temps, il a atteint des niveaux de performance quasiment jamais vu auparavant. Pour autant, avec ce transfert il a quitté un environnement qu’il connaissait parfaitement (il était arrivé à Barcelone à l’âge de 13 ans), un cadre qui plaisait à sa famille et à lui, dans des circonstances conflictuelles avec son club de toujours. Il est alors arrivé dans un nouveau pays dont il ne parlait pas la langue, une nouvelle ville dont il ignorait tout, il a dû vivre pendant plusieurs mois dans un hôtel faute d’avoir pu trouver une maison plus vite. Résultat : Messi, malgré des statistiques plus qu’honorables n’aura jamais vraiment su s’adapter au PSG et à Paris. Cette collaboration qui aurait pu et dû être historique s’est fini sur un divorce compliqué comme le montre ses premières déclarations une fois son contrat à Miami signé : « Il a fallu que je m’adapte à un endroit totalement différent de ceux où j’avais vécu toute ma vie, à la fois en ce qui concerne la ville et au sens sportif, et c’était difficile ». Sans forcément conduire Messi à la dépression, cette situation l’aura tout même pesé et aura même affecté sa vie familiale comme il l’a avoué aux médias espagnols Dario Sport et Mundo Deportivo : « C’était deux années où je n’étais pas heureux, je n’aimais pas ça. Et cela affectait ma vie de famille, je ratais beaucoup de la vie de mes enfants à l’école. À Barcelone, j’allais les chercher, ici je l’ai beaucoup moins fait, je partageais moins d’activités avec eux ». 

  • Répondre aux attentes et exigences du sport  

Le sportif de haut niveau est un éternel compétiteur qui relève des défis au quotidien pour atteindre et maintenir un certain niveau. Il sait donc, en théorie, comment se fixer des objectifs et gérer la pression inhérente à ceux-ci. Pour autant, avec l’émergence des réseaux sociaux, la pression liée à la performance a été démultipliée. Aujourd’hui tout est, vu, revu, analysé, et enregistré de sorte que chaque prestation d’un sportif soit décortiquée par des « spécialistes » sur des plateaux TV, des discussions Twitter ou encore des comptoirs de café. Dans une certaine mesure, le sportif n’a plus le droit à l’erreur. 

Exemple le plus flagrant de ce non-droit à l’erreur ? L’implantation de la VAR dans le football mondial. L’arbitre est un être humain qui n’a maintenant plus le droit de se tromper dans le football. Pourtant les désillusions liées à des erreurs d’arbitrage font partie du sport. 

Dans un documentaire réalisé par Prime Vidéo intitulé STRONG, cinq sportifs de haut témoignent et parlent de leur dépression. On y retrouve notamment Camille Lacourt, quintuple champion du monde de natation. Il raconte dans ce reportage comment il a perdu pied en 2012, après avoir raté de peu le podium aux Jeux Olympiques de 2012 à Londres. Sa 4ème place représente pour lui un échec majeur dont il mettra beaucoup de temps à se remettre, puisqu’il sortira véritablement de la dépression qu’en 2019 en retrouvant un équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Enfin, parfois le fait de répondre aux attentes, aussi exigeantes qu’elles soient dans le milieu du sport, est aussi l’une des raisons de la descente aux enfers de certains sportifs. Parmi les sportifs qui ont témoigné dans STRONG il y avait également Jérémy Florès, surfeur professionnel français qui a notamment réussi à finir 8ème au WTC, l’élite du surf mondial en 2007. Il raconte dans ce reportage comment la conquête du succès la mène à sa perte et à son isolement. « J’ai été aveuglé par le succès, confia-t-il. Tu oublies alors les bonnes choses et la réalité, comme ta famille, tes meilleurs amis. Quand, vers 23-24 ans, je me suis retourné et qu’il n’y avait plus personne, j’ai culpabilisé. Je me suis dit que ce n’était pas ça mes valeurs, que ce n’était pas moi. Je m’en suis voulu à mort. J’ai tenté de recoller les morceaux mais il était trop tard. » Il va même jusqu’à confesser « Les années où j’ai cartonné ce sont paradoxalement les années où j’ai été le moins heureux ». Tout comme pour Camille Lacourt, c’est l’équilibre vie professionnelle / vie privée qui lui a redonné le sourire et la joie de vivre.

  • La recherche cruelle de sponsors 

Dans l’imaginaire collectif, la majorité des athlètes de haut niveau vivent très bien de leur passion. C’est en réalité le cas pour une infime partie de sportifs de haut niveau dans un nombre assez restreint de sports. À l’approche des Jeux Olympiques 2024, beaucoup de sportifs français comme internationaux lancent des appels à détresse sur les réseaux sociaux ou encore sur Linkedin pour démarcher de nouvelles entreprises qui leur feront confiance et qui leur permettront de réaliser leur rêve : participer aux JO, en France, à l’été 2024. 

C’est le cas notamment de la biathlète belge Maya Cloetens qui a récemment publié un post sur le réseau social professionnel Linkedin afin de trouver de nouvelles collaborations avec des entreprises[1]. Maya Cloetens n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il est bon de noter que le site GM Sponsoring[2] propose notamment aux entreprises de les mettre en relation avec de jeunes sportifs en préparation pour les JO 2024 avec de les sponsoriser et de leur donner les moyens de réaliser leur rêve.  

Le sport de haut niveau peut ainsi être particulièrement ingrat. La réussite sportive ne suffit pas toujours pour attirer des entreprises. Tout dépend de la visibilité de son sport, de la visibilité de ses compétitions et de ses victoires, du potentiel perçu par les entreprises, de sa fan base : de nombreux critères non sportifs finalement. Cela ajoute inévitablement une pression à ces sportifs qui ont déjà un travail à temps plein : être sportif de haut niveau. 

  • La gestion des réseaux sociaux 

Les réseaux sociaux ont pris une place considérable dans la vie quotidienne de toute la population mondiale et les athlètes n’en font pas exception. Ces réseaux sont devenus un outil indispensable aux sportifs pour développer leur image et leur visibilité comme développé précédemment. Toutefois, cela peut avoir un effet pervers pour les athlètes : ils sont constamment connectés à leur travail. Habituellement les personnes n’ont pas de retour de leur travail sur les réseaux sociaux, les athlètes médiatisés en ont. Ainsi, en plus d’être constamment confrontés aux exigences du haut niveau, que cela soit à la salle de sport, à l’endroit où ils pratiquent leur discipline, à la télévision, maintenant ils le sont aussi sur leur téléphone portable. Ils ne peuvent plus échapper à la critique de leur performance. Cela représente alors une charge supplémentaire considérable de stress et de pression sur leur santé mentale comme le dénonçait déjà Sonnentag et Fritz dans leur article The Weekend Matters: Relationships Between Stress Recovery and Affective Experiences, paru en 2015. 

Les réseaux sociaux peuvent également être le foyer d’abus dont les athlètes sont les victimes. Là encore les exemples ne manquent pas. Après leur pénalty raté en Final de l’Euro 2020, les deux footballeurs anglais Bukayo Saka et Marcus Rashford ont tous les deux été victimes d’abus racistes sur les réseaux sociaux du fait de leur couleur de peau. Une enquête réalisée par la BBC[3] avance même qu’un tiers des athlètes féminines britanniques sont victimes d’abus sur les réseaux sociaux, majoritairement des critiques relatives à leur physique. 

  • La préparation de l’après carrière 

Enfin le dernier élément pouvant conduire à la dépression est la fin de la carrière. Cette dernière est souvent mal préparée par les athlètes qui se retrouvent très souvent sans accompagnement, sans travail, ni formation(s) derrière. Finalement les athlètes se retrouvent souvent seuls face au vide laissé par leur sport, par le manque de challenge, d’adrénaline, et de travail inhérent à la fin de la carrière. 

Le le sportif va perdre le rapport très spécial qu’il entretenait avec son corps qui était son outil de travail numéro un. Un sentiment de mal-être peut donc s’installer qui est partiellement dû à un phénomène physiologique aussi, la baisse de la sécrétion hormonale liée à la baisse de l’activité physique. 

Ensuite un décalage peut également se créer entre la célébrité acquise pendant la carrière sportive et le potentiellement anonymat qui va s’installer progressivement post-carrière. L’athlète peut donc, dans certains cas, subir une très forte baisse d’estime de soi. 

Enfin le facteur financier n’est pas à négliger non plus. Comme beaucoup de sportifs ne gagnent pas des sommes faramineuses, si la fin de carrière n’est pas anticipée, cela peut conduire à une situation où l’athlète se retrouve sans rentrée d’argent ce qui peut également amplifier le stress et le sentiment de déclin à la suite de leur carrière. 

Tous ces éléments relatent en partie de la pression que supportent les sportifs de haut niveau et expliquent pourquoi tant d’athlètes sont aujourd’hui touchés par la dépression. 

II – Un phénomène nouveau ? 

Certains facteurs explicatifs du nombre de dépressions importantes chez les sportifs de haut niveau ont émergé relativement récemment. C’est le cas de l’explosion des réseaux sociaux au début du XXI ème siècle. Pour autant, cela ne signifie pas que les dépressions sont un phénomène nouveau chez les athlètes… loin de là. La parole se délie, l’omerta se brise, et c’est pour cela que cette idée de phénomène nouveau est présente. Ces dernières années, les exemples d’athlètes de haut niveau exprimant publiquement leur mal-être ont explosé. Aucun sport n’est épargné par ce fléau.

Football : 

Andrès Iniesta (légende du FC Barcelone) a relaté, dans un documentaire retraçant sa carrière, avoir, lui aussi, vécu une phase de dépression lorsqu’il avait 25 ans, soit juste après avoir gagné sa deuxième Ligue des Champions en 2009 avec le Barça. 

Tennis : 

Naomi Osaka, ancienne numéro 1 mondiale, avait renoncé à une conférence de presse de Roland Garros en juin 2021 pour « préserver sa santé mentale ». Elle avait avoué alors avoir traversé de « long mois de dépression depuis 2018 ». Aujourd’hui enceinte, elle a indiqué ne pas rejouer avant 2024. C’est une des rares athlètes à avoir évoqué sa dépression en cours de carrière.

Natation : 

Légende absolue de la natation, Michael Phelps a souffert d’épisodes dépressifs après chacun des Jeux Olympiques auxquels il a participé entre 2000 Sydney et 2016 Rio. 

Ian Thorpe avait également reconnu en 2016 qu’il luttait contre la dépression depuis son adolescence. Il a même été hospitalisé en 2014 pour dépression. 

Gymnastique : 

L’américaine Simone Biles est considérée comme une, si ce n’est la plus grande championne de sa discipline. Cette dernière avait alors choqué tout son monde lorsqu’elle s’était retirée des finales individuelles et par équipe du concours général de gymnastique féminine des Jeux olympiques de 2021. Celle-ci avait alors déclaré : « Je dois me concentrer sur ma santé mentale (…) Je dois faire face à mes démons faisant référence aux agressions sexuelles qu’elle avait subi adolescente de la part de Larry Nassar, l’ex-médecin de l’équipe féminine américaine de gymnastique, condamné pour des centaines d’agressions sexuelles. 

Rugby : 

Pour autant, d’anciens champions ont également succombé bien des années auparavant. L’ancien rugbyman français, Christophe Dominici, tragiquement décédé en 2020 après une chute mortelle à l’âge de 48 ans, avait déjà exprimé dans un livre le mal-être qu’il avait subi lors de sa carrière. 

Mais alors quelles sont les solutions face à ce problème persistant qu’est la dépression ? 

III – Quelles éventuelles pistes de solutions face à cela ? 

Il serait prétentieux que de dire que nous disposons de la solution à ces problèmes. Les dépressions sont aussi différentes et personnelles qu’il y a d’individus sur la planète et chacun réagit d’une manière différente. Pour autant, il y a des axes d’amélioration qui ont déjà fait leurs preuves dans le sport et qui mériteraient d’être développés davantage. 

  • Le développement de l’accompagnement psychologique pour les athlètes 

Même si cela s’apparente comme une évidence et que certains clubs et fédérations commencent à le mettre en place, un accompagnement psychologique des athlètes semble être le point de départ inévitable pour réduire drastiquement le nombre de dépressions chez les sportifs de haut niveau.

Une fédération sportive l’a bien compris :  il s’agit de la Fédération Française de Rugby. En effet en 2019, une collaboration est née entre la FFR et l’Université de Bourgogne dont l’objectif était l’élaboration et la structuration d’un modèle de performance, incluant la dimension mentale au cœur des pratiques. Cette initiative avait donc pour objectif final de créer un pôle de psychologie du sport au sein du département d’accompagnement de la performance de la FFR. Ce travail a alors permis d’accompagner les entraîneurs de l’ensemble des équipes de France (équipe masculine et féminine de rugby à XV et à 7) au travers de différents modules : formation des staffs à l’intervention sur la préparation mentale des équipes ou encore encadrement scientifique des projets de performance. 

Toutefois, si cet exemple semble être une réussite, cela doit, à court terme, devenir la norme dans l’ensemble de l’industrie du sport, et ce, sans exception. 

  • Développer la prévention et l’accompagnement de l’après-carrière du sportif  

Les athlètes ont consacré une bonne partie de leur vie à leur discipline, et ce généralement depuis le plus jeune âge. Ils ne se sont donc peut-être jamais naturellement posé la question du : et après ? On le sait, une carrière sportive est relativement courte par rapport à une vie professionnelle dans sa globalité. Cela oblige la grande majorité des sportifs et sportives à préparer leur reconversion professionnelle avant la fin de leur carrière. Les clubs, fédérations ou encore agents doivent donc avoir ce rôle de sensibilisation des sportifs. Cela est d’autant plus vrai que les athlètes sont constamment confrontés au risque d’une blessure qui peut prématurément fin à leur carrière, et en fonction de la gravité de celle-ci, qui les obligerait à préparer, de manière prématurée, leur post carrière.

Certains sportifs ont parfaitement réussi leur reconversion grâce à une forte anticipation.

C’est notamment le cas de l’ancienne nageuse brésilienne Fabiola Molina qui a participé à 3 Jeux Olympiques avant de prendre sa retraite en 2013. Cette dernière a commencé à penser à la retraite sportive dès 2003 et c’est à ce moment-là qu’elle a décidé de lancer sa propre entreprise avec le soutien de sa mère : « Elle était responsable de la routine quotidienne de l’entreprise et j’étais responsable de la partie créative des collections que nous avons lancées, j’ai donc eu la liberté de créer même lorsque je voyageais. Si j’avais dû faire tout cela par moi-même, cela aurait été très difficile. Lorsque vous vous entraînez à un haut niveau, vous avez besoin de quelqu’un en qui vous avez confiance pour vous épauler dans l’entreprise ; c’est le seul moyen qui m’a permis d’y arriver ».

Mais selon Fabiola Molina, le soutien de sa mère, bien qu’indispensable, n’était pas suffisant. Elle souligne ainsi l’importance des plans de reconversion. Elle indique qu’avoir suivi le plan de reconversion mis en place par le Comité Olympique Brésilien a été nécessaire à sa bonne reconversion : « Nous ne connaissions pas grand-chose aux affaires en général, alors nous avons cherché des personnes pour nous aider à créer une équipe solide. J’ai suivi des séances de coaching de carrière pendant un an avec Antonio Carlos Moreno, ancien champion et entraîneur de volleyball, dans le cadre du programme de reconversion professionnelle du Comité olympique brésilien, et cela m’a beaucoup aidé ». 

Récemment, dans l’hexagone, d’après le site du Ministère des Sports et des Jeux olympiques et Paralympiques, le 6 septembre 2022, la Ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera a organisé un atelier de gouvernance pour discuter du suivi socio-professionnel et la reconversion des sportifs de haut-niveau[4]. Si cela représente une première étape, et malgré les efforts consentis en ce sens, il n’en est encore rien de bien concret. 

  • La création d’un département « Player care » dans les clubs et fédération 

Le “Player Care Department” – département très présent dans les clubs de football anglais – représente un groupe de personnes dont le rôle est de favoriser l’intégration des nouveaux joueurs lors de leur arrivée au club mais aussi de faciliter au maximum la vie quotidienne des joueurs et membre du staff de l’équipe première du club. Leurs missions peuvent aller de la recherche d’une maison, d’une école pour leurs enfants mais aussi de la recherche d’un emploi pour leur compagne, sa famille ou ses accompagnants au besoin, de la recherche d’un traducteur, d’un cuisinier, nutritionniste, préparateur physique externe au club ou tout autre personnel… Ce département apporte un soutien continu au joueur et à son entourage de son arrivée au club à son départ. Cela permet aux sportifs d’être concentrés à 100% sur le sport.

Mathieu Seckinger (ancien scout pour Manchester United) explique dans une vidéo du Club des 5[5] l’importance des “Player Care Department” dans les clubs anglais et le retard que les clubs français ont dans ce domaine.

Le développement de tels départements dans les clubs et les fédérations apporterait un soutien indéniable et extrêmement important aux sportifs et à leur famille.

Dans de nombreuses entreprises, de telles actions sont déjà mises en place. Par exemple, Google installe des crèches dans ses bureaux afin de faciliter la vie de ses employés. Pourquoi alors le sport de haut niveau ne s’inspire-t-il pas des actions de ces entreprises ? Affaire à suivre.


[1] https://www.linkedin.com/posts/maya-cloetens-6aa696244_aujourdhui-jai-21-ans-je-suis-sportive-activity-7114496736047374336-EiYv?utm_source=share&utm_medium=member_desktop

[2] https://www.gm-sponsoring.com/les-olympiens

[3] https://www.bbc.com/sport/53430686

[4] https://www.sports.gouv.fr/le-suivi-socio-professionnel-et-la-reconversion-des-sportifs-de-haut-niveau-1177

[5] https://www.youtube.com/watch?v=CZEp-htzk0g&t=6635s

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