Présentation du Master 2 Juriste du Sport – Université Côte d’Azur

par | 23, Juin, 2022

En considération de la période actuelle de candidatures en Master, Jurisportiva a récemment décidé de lancer une saga d’interviews des Directeurs des divers Masters de Droit du Sport en France, ayant accueilli favorablement notre sollicitation , afin d’aider au mieux les étudiants à découvrir les avantages et particularités de chaque formationLa série continue avec le Master 2 Juriste du Sport de Nice.


Présentation et admission

Bonjour. Dans un premier temps, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis Marc PELTIER, Maître de Conférence en droit et Avocat. Par ailleurs, je dirige le Master Juriste du Sport à l’Université Côte d’Azur. 

Pouvez-vous décrire le Master 2 Juriste du Sport que vous dirigez ?

Le Master Juriste du Sport de Nice est, en principe, un master qui se réalise en deux ans. 

La première année a pour particularité d’être commune avec le Master en Management du Sport (STAPS) et celui de Marketing du Sport (IAE). 

De ce fait, les étudiants suivent peu de cours de droit en Master 1. Le droit occupe un tiers de la maquette, le reste étant du management, du marketing, de la communication, de la comptabilité, de la gestion financière, de la gestion de projet etc… 

L’objectif est de former des personnes polyvalentes car dans les secteur du sport, il n’y a pas que des personnes qui font uniquement du droit toute la journée. Les structures sportives ont besoin de personnes qui maîtrisent le volet juridique, mais qui sont aussi en mesure d’agir dans d’autres domaines. Cela permet également de viser des postes au-delà du droit, tels que « directeur administratif » ou “directeur général” par exemple. 

La première année est donc particulière, et peut être un peu « perturbante » pour les étudiants en droit. Lorsque l’on a suivi trois ans de licence de droit et que l’on découvre les cours de comptabilité ou de gestion financière, ce n’est pas du tout la même méthode de travail. 

Si les candidats souhaitent suivre un Master 1 exclusivement juridique, la formation de Nice n’est probablement pas celle à privilégier.

En revanche, s’ils veulent s’ouvrir à d’autres matières, c’est tout à fait possible. 

Le Master 2 est beaucoup plus classique car il n’y a que du droit. La particularité de notre Master est qu’il s’agit d’un Master de droit des affaires. Deux unités d’enseignement sont communes avec d’autres matières de droit des affaires classiques : techniques contractuelles, contentieux des affaires… 

Par ailleurs, le parcours « Juriste du Sport » se justifie par divers cours spécialisés, dont notamment le contentieux du sport, les contrat des sportifs, la fiscalité du sportif, le statut social du sportif, ou encore la préparation à l’examen d’agent sportif etc …

C’est donc un Master 2 qui permet aux étudiants de postuler à des offres, à la fois en droit du sport, mais également en droit des affaires classique.

Par ailleurs, c’est un Master en apprentissage dès la première année. Cette possibilité de deux années d’apprentissage n’est pas négligeable. Certains étudiants exercent ces deux années dans la même structure, d’autres changent d’une année à l’autre. 

Enfin, certains étudiants, comme vous Abel et Sacha, nous rejoignent directement en Master 2 sans avoir fait le Master 1.

Quels sont vos critères de sélection pour intégrer le Master ? 

Il y a des critères objectifs et des critères subjectifs. 

Les critères objectifs tiennent au dossier universitaire. Nous ne recherchons pas spécifiquement des personnes qui ont une succession de mentions « Très bien ». En revanche, si l’on constate des notes particulièrement mauvaises dans des matières importantes, cela rend le dossier moins crédible, cela peut être un obstacle. 

Il y a beaucoup de matières importantes en droit du sport, notamment le droit des contrats, le droit du travail, le droit des affaires mais aussi le droit administratif car elles sont très utilisées dans cette matière qu’est le droit du sport en France. 

En outre, je porte un intérêt au parcours sportif. Si vous n’avez pas d’appétence pour le sport, suivre les cours du Master serait probablement trop dur. L’intérêt pour le sport peut se manifester par la pratique du sport, ou parce que vous êtes dirigeant, arbitre, éducateur, bénévole, ou que vous suivez l’actualité sportive avec beaucoup d’intérêt.

Cela nous amène à nous demander quel est votre projet professionnel? Dès l’entretien, il faut présenter un projet professionnel et exposer les raisons pour lesquelles vous souhaitez vous diriger vers un Master en Droit du Sport. 

Par ailleurs, nous regardons aussi l’expérience professionnelle. Si vous avez déjà effectué des stages, cela peut être une réelle plus value. Bien évidemment, si vous avez un projet d’apprentissage, c’est encore mieux. 

Le niveau d’anglais est également évalué. Lors de la candidature, nous demandons des éléments qui établissent votre niveau d’anglais. Enfin, si votre dossier est retenu et que vous êtes convoqué à un entretien, une partie de celui-ci se déroule en anglais. 

S’agissant de l’élément subjectif, il s’agit de se demander lors de l’entretien : « Est-ce que l’on imagine ce candidat ou cette candidate travailler dans une structure sportive ? », « A-t-il ou a-t-elle un caractère adéquat pour travailler dans une structure sportive ? ». 

C’est très subjectif, mais le monde du sport est particulier. Si l’on a un caractère qui ne correspond pas aux structures sportives, on peut avoir du mal à être employé. La formation en droit du sport ne serait donc peut-être pas la bonne formation pour vous. 

Vous évoquez la « personnalité » d’une personne évoluant dans le Droit du sport. Quelle est cette personnalité ? 

Il faut être capable de se fondre dans un groupe, ne pas être trop solitaire, ne pas avoir peur de prendre une décision et savoir prendre des risques et initiatives. 

Lors de l’entretien de sélection au Master, la partie en anglais est révélatrice de la personnalité du candidat ou de la candidate. L’objectif est évidemment d’évaluer le niveau d’anglais, mais aussi d’analyser comment la personne réagit. Par exemple, si je pose une question en anglais et que mon interlocuteur répond en français, ce dernier ne prend pas de risque. 

En bref, il faut être débrouillard, polyvalent, et ne pas avoir peur de travailler. J’ajouterais qu’il faut avoir le sourire, ne pas être trop fermé.

Que conseillerez-vous à un étudiant qui hésiterait entre un Master 2 Droit des Affaires et un Master 2 Droit des Affaires spécialisé dans le sport ?

Si son projet professionnel est flou, que l’on ne sait pas vraiment quoi faire, je préconise une formation généraliste, quitte à se spécialiser plus tard. 

C’est d’ailleurs ce que j’ai fait personnellement car j’ai étudié le droit des affaires classique, puis rédigé un mémoire sur le droit du sport, et effectué un stage dans ce domaine.  À l’époque, une seule formation existait en droit du sport. 

En revanche, si le projet professionnel est déterminé, il est possible de choisir une formation plus spécialisée comme celle de droit du sport. Il faut avoir à l’esprit que les étudiants en droit du sport sont vraiment des personnes déterminées à travailler dans ce domaine particulier. 

Un candidat qui hésite entre le droit bancaire, le droit du développement durable ou le droit du sport, c’est qu’il n’a pas réellement envie de venir chez nous. 

Je pense aussi qu’il ne faut pas multiplier les Masters 2. Il est important de prendre son courage à deux mains et se lancer.

Pourquoi choisir le Master Juriste du Sport de Nice plus qu’un autre en France ? 

Au-delà de la mer, la montagne, et du fait que l’OGC Nice ait été en finale de la Coupe de France de football (rires)?

Je pense que la formation de Limoges est hors concours car c’est le plus ancien, ils ont un énorme réseau de recrutement, entre autres parce qu’ils comptent 30 ou 40 ans d’existence. 

Ensuite, les 4 autres masters sont à peu près au même niveau avec chacun leurs particularités. 

Celui de Dijon est présenté comme axé en droit public, celui de Marseille davantage en droit des affaires. 

À Nice, nous nous intéressons à la réglementation sportive. Comment cette réglementation se crée t-elle et s’intègre-t-elle aux ordres juridiques? C’est une autre façon de voir le droit du sport. 

Notre autre particularité est d’avoir une formation pluridisciplinaire, notamment avec notre Master 1. Nous avons à cœur de former des étudiants polyvalents, tout en proposant l’apprentissage dès la première année. 

Notre vision du droit du sport est également différente. Cela ne veut pas dire que c’est la meilleure, mais en tout cas elle est différente. 

À ce propos, le Master Juriste du Sport de Nice est-il partenaire d’autres formations similaires à l’étranger?

Nous avons des partenariats avec deux universités américaines. 

Tout d’abord, l’Université à New York Saint John’s, qui à l’époque dispensait une formation en droit du sport. Ce diplôme n’existe malheureusement plus.  Un de nos étudiants en avait profité à l’époque. Il avait été directement embauché par la MLS pendant plusieurs années. Aujourd’hui, il travaille pour une structure sportive dans une branche internationale.

Le partenariat existe toujours (25 000 dollars le semestre grâce au partenariat, 50 000 dollars sans le partenariat). Une autre étudiante a également fait ce programme et est aujourd’hui avocate au barreau de New York. 

Le second partenariat est avec une Université à San Diego qui a un programme en droit du sport. Des représentants de l’Université de San Diego viennent tous les ans à Nice mener des « Summer Schools ».

Aussi, nous sommes actuellement en discussion avec l’Université de Sherbrooke au Canada, qui est spécialisée en gouvernance des institutions antidopage. 

Autour du droit du sport

Comment expliqueriez-vous une problématique juridico-sportive à un « profane » en droit du sport ?

Dans le domaine du sport, il y a un grand nombre de problématiques juridiques. En effet, c’est un marché important, et comme pour toute entreprise, des problématiques juridiques se posent. 

La particularité du droit du sport est que l’on va à la fois appliquer des règles de droit commun, mais également des règles juridiques spécifiques au monde du sport. 

Des lois spécifiques sont adoptées dans le domaine du sport, comme récemment la loi du 2 mars 2022 ayant pour but de démocratiser le sport en France. Et puis surtout, et c’est cela qui, à mon avis, justifie l’existence des formations en droit du sport : il faut savoir manier des règles juridiques qui sont gérées par des personnes privées (fédérations, ligues, clubs…).

Une large série de règles juridiques est créée par des organismes privés qui sont des organismes très particuliers que l’on n’étudie pas en Licence de droit. Il faut savoir comment ces règles s’inscrivent dans les systèmes juridiques et comment elles sont transposées.  

Certaines personnes peuvent avoir tendance à s’inquiéter du secteur assez fermé que représente le droit du sport. Que répondez-vous?

En effet, le droit du sport est une niche. 

D’ailleurs, les offres d’emploi en droit du sport demandent bien souvent à ce que le candidat ait suivi une formation spécifique en droit du sport. C’est une niche mais les employeurs recherchent des profils particuliers. Très sincèrement, je trouve qu’il y a de plus en plus d’offres d’emplois, beaucoup plus régulièrement qu’il y a quelques années. C’est positif!

Des structures sportives se développent et ont besoin de juristes. De manière générale, les clubs n’ont pas tous un ou une juriste. Cela est amené à se développer. Les clubs vont avoir besoin de services juridiques avec les problématiques juridiques émergentes.

Lorsque l’on est un club qui a un ou deux millions de budget, c’est une PME, et une PME a besoin de juristes. Ce n’est pas seulement les clubs de Ligue 1 de football qui ont besoin de juristes. Des clubs de Ligue A de Volleyball peuvent en avoir l’utilité également, par exemple. 

À titre personnel, je pense qu’il y a des structures sportives qui sont sous staffées juridiquement et qui se rendent compte que c’est utile le jour où ils se retrouvent face à un litige. La tendance des structures sportives est à l’ouverture, elles créent des emplois de juristes. 

De plus, il y a des nouveaux domaines comme l’e-sport. Le droit de l’e-sport n’est pas le droit du sport à proprement parler mais s’en rapproche sur certains points. Les personnes qui travaillent dans le domaine ont besoin d’experts qui connaissent le droit du sport pour expliquer certaines choses, notamment les règles d’éthique, comment les appliquer et les réglementer dans le secteur de l’e-sport. 

De même, les NFT devraient avoir des impacts sur le sport et les juristes vont être sollicités. Je ne sais pas si ce phénomène s’inscrira dans la durée mais c’est quelque chose qui se développe de plus en plus.

In fine, le droit du sport est une niche, mais créateur d’emplois et je suis persuadé que cela est amené à se développer. Sans oublier le fait que la France organise de grands événements sportifs à l’avenir, et a donc besoin de juristes pour cadrer cela. 

Selon vous, le rôle du juriste grandit-il dans les structures sportives ?

C’était une des raisons pour lesquelles nous avons créé ce Master 1 polyvalent avec des matières autres que le droit. Je pense que si l’on n’est « que » juriste, on aura du mal à être directeur administratif ou directeur général d’une fédération. C’est l’idée de la création de notre Master 1. 

L’objectif n’est pas de former des experts de la finance, de la comptabilité, ou de la communication mais au moins qu’ils y soient sensibilisés et qu’ils aient des notions en gestion de projet, marketing, communication, comptabilité, gestion financière. 

Certaines écoles de commerce ou de management du sport demandent des prix élevés.

Si j’avais 25 000€ à dépenser aujourd’hui en tant qu’étudiant, j’avoue que je les dépenserai dans une formation aux Etats-Unis. Dans le domaine du sport, il faut dire que le modèle reste les États-Unis. C’est un pays très cher, mais si l’on a la chance de pouvoir utiliser une telle somme d’argent, il vaut mieux, à mon avis, partir à l’étranger.

L’après Master 2

Quels sont les différents débouchés du Master Juriste du Sport ? Pouvez-vous donner quelques exemples de structures où travaillent les alumnis? 

Nous avons trois types de débouchés : le premier est le plus important, ce sont des diplômés qui créent leur structure soit parce qu’ils deviennent agents sportifs (surtout dans le football mais aussi dans le basket et nous avons aussi formé un agent de natation, ce qui est rare), soit ils deviennent des avocats. Parmi ces avocats, certains travaillent dans le domaine du sport et sont donc avocats mandataires sportifs. Ils peuvent aussi avoir une clientèle dans le domaine du sport sans être avocat mandataire sportif. 

Certains travaillent sur des dossiers en dehors du domaine du sport. Par exemple, un de nos anciens étudiants est avocat associé dans le domaine du droit immobilier, ou encore une ancienne étudiante est avocate spécialisée en droit social. 

Le deuxième groupe comprend des étudiants qui deviennent juristes dans des structures sportives, principalement dans des fédérations et ligues : FFSA, FFR, LFP etc. 

Quelques uns travaillent dans des clubs, même si ce n’est pas un débouché très important. Une de nos anciennes étudiantes est juriste au PSG par exemple.  Souvent, quand le club n’est pas professionnel, le juriste n’est pas seulement juriste mais est aussi directeur administratif, à l’instar d’un de nos diplômés qui occupe cette fonction dans un club de National.

Enfin, le troisième groupe de diplômés travaille hors du domaine du sport. Cela peut aller très loin : une de nos anciennes étudiantes est maître de chai. Une autre diplômée, qui avait été major de sa promotion, a créé son entreprise de bijoux en Guadeloupe. 

On retrouve donc des parcours un peu particuliers, et cela grâce à cette formation à la fois en droit des affaires et en droit du sport. Si on ne trouve pas d’emploi tout de suite en droit du sport ou si l’étudiant n’a plus envie de travailler dans le sport, il peut trouver des débouchés dans le domaine du droit des affaires en général ou se réorienter car le droit mène à tout.

Le Master a-t-il des partenariats avec des entités sportives qui permettent cette transition entre le Master 2 et un premier emploi ? 

Nous n’avons aucun partenariat formalisé dans le sens où nous n’avons pas de convention qui obligerait une institution à embaucher des apprentis ou à accueillir des diplômés.

En revanche, il y a quelques jours, nous étions conviés à une « soirée de l’apprentissage » au palace le Negresco. Des entreprises qui reçoivent des apprentis du Master étaient présentes. Deux d’entre elles m’ont confié qu’elles souhaitent engager des apprentis du même Master les années à venir. Donc, il n’y a rien de formalisé mais manifestement, les structures sportives ne sont pas déçues de nos apprentis. 

Par ailleurs, lorsqu’une fédération ou une structure sportive recrute un juriste, nous sommes sollicités. Ils nous demandent si l’on connaît un ou une candidate qui correspondrait à ce qu’ils recherchent. Parfois, nous leur proposons des noms ou des profils. On peut inciter certains diplômés à candidater. En définitive, nous sommes toujours consultés et nous donnons notre avis avec plaisir. 

Enfin, le Master que vous dirigez peut-il mener à une carrière au sein d’entité e-sportive ?

Je pense qu’à l’heure actuelle pour travailler dans l’e-sport, il faut être un bon juriste généraliste de droit des contrats et de droit des affaires car les problématiques concernent les contrats et la propriété intellectuelle. Donc une formation généraliste est particulièrement utile.

Mais il est vrai que le droit de l’e-sport en France s’inspire de plus en plus du droit du sport. De plus en plus de règles sont proches, notamment en termes de contrat de travail et depuis la loi de 2022 sur l’honorabilité. 

Personnellement, je m’intéresse aux questions liées au dopage et à l’éthique, et je vois que les organisateurs de compétitions d’e-sport tentent d’édicter des règlements en reprenant fortement ce qui se fait dans le domaine du sport. 

À Nice, nous avons une ouverture sur l’e-sport avec l’organisation d’une conférence sur le sujet. 

Cela fait plusieurs années que certains de nos étudiants travaillent dans des structures d’e-sport. Pour l’année 2023/2024, nous allons créer à Nice un cours dédié au droit de l’e-sport. 

Abel Audoux & Sacha PENSEC (alumnis du Master Juriste du Sport et collaborateurs Jurisportiva)

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